12 mars 2006

CARABINE KLAXON de Carolyn Carlson. Y pue du cul...

Samedi dernier, 5 mars, nous sommes allés, Grégory et moi, dans le cadre de l'abonnement que nous avons connement contracté en début d'année pour les spectacles du Centre Chorégraphique National (mort de rire) de Roubaix afin de nous immerger dans l'univers de sa nouvelle directrice, Carolyn Carlson, chorégraphe autrefois réputée voire étiquetée d'avant-garde, et aujourd'hui retirée (pour ne pas dire retraitée) sur cette belle ville du Nord, en vues d'alimenter une possible collaboration musicale avec celle-ci, intéressée (respirez, la fon de la phrase arrive, mais il n'y a aucune raison de ne pas vous faire partager l'ennui que nous avons vécu ce soir-là par le biais de ce court compte-rendu!!), voir CARABINE KLAXON, le spectacle débile conçu (et repris, même pas recréé) par elle pour les enfants (enfin, "enfants"... faut le dire vite, j'en connais deux qui m'auraient maudit si je les avais emmené!).

Bref.

Misérable, ridicule, infantilisant, incohérent, barbant, has been, mal fichu, inadmissible, pauvre et stupide.

Nous étions (et nous nous sommes) effondrés, des premières minutes jusqu'à la reprise osée de la chanson justement intitulée "Carabine Klaxon" aux paroles aussi bêtes et ringardes, évidemment inférieures à ce que pourrait donner un travail de poésie mené dans n'importe quelle crèche, que sa mélodie est insipide et baclée.

De concert, nous sommes tombés d'accord à la sortie du Colisée de Roubaix pour écrire, à l'occasion (rien ne presse, les artistes ne sachant plus se remettre en question ignorent généralement superbement ce genre d'initiative), une lettre remerciant Carolyn Carlson de nous avoir évité (c'est le troisième spectacle que nous "subissons") la peine de commencer à travailler avec elle qui, si elle a été jadis (j'aime bien le côté viellot de ce mot!) sur des sentiers novateurs, nous donne aujourd'hui bien plutôt l'envie de lui hurler que les enfants ne sont pas des idiots et qu'à l'heure de la Play Station (qu'il ne suffit pas de citer dans un spectacle pour inscrire celui-ci dans l'air de son temps), les moins de 12 ans n'ont plus les mêmes références ni les mêmes rêves que ceux d'il y a seulement dix ans...

Un peu d'ouverture sur le monde extérieur, un peu de curiosité sur ce qui se fait ailleurs et autrement, Madame Carlson (allez donc à l'occasion, même s'il ne s'agit pas du même registre, vous inspirer chez les flamands, c'est pas si loin, ou même en Belgique, auprès de Michèle Noiret qui, elle, sait questionner la danse et les médias environnants, cinéma et musique, pour exemple, dans des propositions pourtant très accessibles au grand public), et vous pourrez peut-être laisser dans l'histoire du spectacle vivant une trace un peu plus vivace que ces tentatives bêtes et sans aucune originalité (manquant même de la rigueur nécessaire de la danse, et donc du respect dû au public, fut-il jeune), au final aussi nauséabondes que la composante essentielle des virgules laissées sur les murs de certaines cabines de toilettes par leur occupant ayant manqué de matière ou d'inventivité pour s'en débarrasser...

Et pour ne pas reprendre l'expression résumant le ressenti d'une autre spectatrice à la sortie du même spectacle (à savoir: "à chier"), je terminerai simplement par un: "prout alors"!

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