07 juillet 2005

MADAGASCAR, épopée sans histoire...

Nous sommes allés voir MADAGASCAR au cinéma, hier, avec Grégory et les enfants, et, pour la première fois concernant un film en image de synthèse comme pour la première fois concernant un film DREAMWORKS ANIMATION, je me suis dis que nous n’aurions pas perdu grand-chose à le faire sur petit écran.

Marty, zèbre du zoo de New York, fête son dixième anniversaire de captivité mais rêve de liberté, idée soufflée dans le(s) creux de son cerveau par quatre pingouins névrosés (épatants!). Pour avoir voulu retenir leur ami, Alex le lion, Gloria l’hippopotame et Melhman la girafe se retrouvent perdus avec lui sur une île sauvage…

Si le propos de départ est intéressant, malgré une mise en place fort longue qui, cependant, permet de s’attacher pleinement aux caractères des personnages principaux, c’est au moment où, déjà bien attaché pour la mise à feu, le spectateur est calé pour voir démarrer le film (soit cet instant ou les quatre amis se retrouvent perdus sur une île sauvage) que … rien ne se passe.

MADAGASCAR est le premier film sans histoire de DREAMWORKS (jeu de mot intégré pleinement assumé). Du point de vue du scénario, pas de grand objectif pour les héros puisque même la fin n’en est pas une ! Je n’en dirai pas plus, si ce n’est que, dans le sous texte, plein de messages étaient possibles : vie citadine vs vie sauvage, modernité vs système d, tolérance, violence, acceptation des autres et de soi-même… Bref. Un joli gachis.

Joli, oui, quand même, parce que très bien animé. Gachis, aussi, aprce que les références tournent à vide (le NEW YORK NEW YORK fleure plus la private joke américaine que les chansons d’un SHREK) et sont même parfois fort pointues (à l'inverse des références cinématographiques ultra visibles et connues d'un SHREK 2 ou de la présence évidente d'un JAWS en ouverture d'un GANG DE REQUINS, qui peut voir, si ce n’est l’amateur averti, la référence à l’épisode TO SERVE MAN ou les kids peuvent-ils vraiment apprécier la pluie de steack à la manière d’une pluie de pétales sur fond de B.O. d’AMERICAN BEAUTY ?).

La déception est d'évidence à la hauteur de l'attente

, même si le film n’est pas tout à fait perdu (toute proportions gardées, c’est malgré tout de la belle ouvrage si l’on oublie le scénario - ce qu’on dû faire aussi les auteurs !), et notamment grâce à quatre pingouins fous qui déclenchent, à eux seuls, les vrais rires du film, tout particulièrement dans un plan d’anthologie en Antarctique s’achevant par un « c’est nul ici » mortel !

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