Esprit(s) critique(s)

03 février 2008

BE KIND REWIND, de Michel Gondry. La bande annonce et sa maquette!

Pour les amateurs de Michel Gondry (il y a encore des gens qui ne connaissent pas ce cinépoète?), dont je suis bien évidemment (LA SCIENCE DES REVES, ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND & HUMAN NATURE pour ce qui est des longs métrages précédents), la bande annonce de BE KIND REWIND, son prochain film, est visible ici:
http://www.bekindmovie.com/youtube.html .

Bonus même pas caché et disponible avant même la sortie du film, la maquette de cette même bande annonce, réalisée par Michel Gondry avec Michel Gondry, Michel Gondry et, entre autres, Michel Gondry, est visible là:
http://www.youtube.com/watch?v=vFN27E34BKg .

Et si vous avez envie de croire que vous pouvez avoir un quelconque pouvoir de décision, n'hésitez pas à répondre au sondage lancé par EuropaCorp pour l'affiche du film:
http://www.europacorp.com/dossiers/bekindrewind/sondage/

Anyway, enjoy!

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SWEENEY TODD, de Tim Burton. Une critique... pas de moi!

Maxime B., dit "Tit Max'", étudiant en Belgique, m'a fait parvenir ce vendredi une petite critique sur sa vision du dernier film de Tim Burton, que je n'ai pas encore vu. Pour le remercier de m'avoir poussé à me remettre à ce blog, et parce qu'il me le demande, voici donc son avis.


"Je viens de voir le dernier film de Tim Burton.
Je ne savais pas si c'était tout public ou pas, je ne le sais toujours pas car ce film est très contrasté. Cela fait penser à du Walt Disney gore (O_o).
Au niveau des décors, on sent trop que c'est maquette peinte (au début du film surtout), mais ensuite, on s'y habitue.
Sinon les effets sont bien trouvés : lorsque la caméra avance dans la ville, on a l'impression que le personnage principal n'est pas sur la même scène que les gens qui passent (comme si la même séquence avait été tournée avec les passants, et ensuite avec juste Johnny Depp (ou le contraire)). Puis on se rend compte que l'on a pas forcément tort puisque c'est dans les pensées de ce dernier.
Pour les paroles, pas beaucoup, et en plus pas très audibles, en revanche, QUE du chant qui devient vite lassant surtout lorsque le jeune chante "I feel you Johanna [...]", ce qui est marrant par contre ce sont les chansons joyeuses avec des paroles totalement opposés à la joie.
Sinon à part l'autre qui cherche sa Johanna, les acteurs jouent bien leur rôle, je trouve.
Pour finir, je n'aime pas trop la fin qui est un peu trop rapide et sanglante, mais bon ce n'est que mon avis.
En espérant n'avoir pas trop dit de conneries
."

Tant que c'est fait avec le coeur, je ne vois pas le problème, Tit Max' !

http://www.sweeneytoddmovie.com/

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DAHO & LES CHANSONS D'AMOUR. Boucles audio du moment.

L'INVITATION, dernier album en date d'Etienne Daho, et LES CHANSONS D'AMOUR, la bande originale du merveilleux film de Christophe Honoré (il faut seulement regarder le film avec un coeur pour l'apprécier) tournent en boucle dans la voiture, sur la route, en ce moment, et j'assume!

Je n'ai absolument pas l'intention de me justifier quant à Daho, admirable depuis toujours, n'en déplaise aux jaloux (j'envoie les ignorants volontaires écouter Les Valentins, groupe mythique composé de Jean-Louis Pierrot et d'Edith Fambuena, qui a réalisé seule avec Etienne son excellente INVITATION).

Quant aux CHANSONS D'AMOUR, c'est tout simplement un film (de Christophe Honoré) et une bande originale (d'Alex Baupain) magnifiques, qui renouvellent (qui aurait encore cru cela possible?) le genre de la comédie musicale en proposant un ton et des partis pris jusqu'ici rarement vus -ou en tout cas aussi maîtrisés.

Bon, d'accord, j'en conviens, tout cela n'est pas super méga top gaité...
Mais la vie n'est pas faite que de bon côtés, n'est-il pas?!

http://www.christophe-honore.net/
http://www.etiennedaho.com/

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08 octobre 2006

DANS PARIS, de Christophe Honoré. Surprise(s)!

Très fort, ce Christophe Honoré! Non content d'être un écrivain parmi les plus intelligents de sa catégorie  (de ceux qui savent écrire des livres pour adultes tout aussi beaux que ceux qu'ils écrivent pour les enfants), il devient un cinéaste parmi les plus intéressants.

Après TOUT CONTRE LEO (adapté de son propre roman et... "censuré" en prime time par M6, qui le lui avait pourtant commandé), après le magnifique 17 FOIS CECILE CASSARD, mais le délicat MA MERE, cette fois, Honoré fait mouche avec un film truffé de références (à la Truffaut, entre autres) qui fera sans doute bientôt lui-même référence.

Drôle, fort, habile, construit, malin, DANS PARIS est d'une fraîcheur "nouvelle" pour son réalisateur... qui aime par ailleurs montrer, au détour d'un plan inutile mais court (ou l'inverse) qu'il a aimé A HISTORY OF VIOLENCE et LAST DAYS! En soit, cela prouve qu'il ne peut donc pas être foncièrement mauvais!

http://www.christophe-honore.net/

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QUAND J'ETAIS CHANTEUR de Xavier Giannoli. Quand j'étais spectateur...

Si le fait d'avoir Depardieu au générique suffisait à faire d'un film qu'il soit bon, ça se saurait, non? Accueil froid à Cannes, si je me souviens bien, et je peux comprendre. A moins d'être sous Red Bull ou caféïne, rester éveillé dans les creux du film, c'est-à-dire entre les quelques trop rares plans "fixes" dont la beauté et la force n'ont d'égales que la bêtise et l'insondable vacuité du scénario, est quasiment mission impossible. Même pas envie de sauver la Belgique avec Cécile De France, c'est dire!

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JE VAIS BIEN, NE T'EN FAIS PAS, de Philippe Lioret.

Très joli "petit film", finement adapté d'un roman de Olivier Adam, déjà plus qu'intéressant. Kad, d'ordinaire comique, est épatant en père faussement dur, mais c'est loin d'être la seule qualité de cette tendre proposition cinématographique sur un sujet difficile.

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18 août 2006

LA SCIENCE DES REVES de Michel Gondry. Merveille des merveilles.

Gondry est un poète, ciné poète. Prévert de la toile blanche. Nous étions dans la salle il y a encore à peine une heure et je ne parviens pas à sortir de cette nouvelle petite merveille. Du cinéma comme aucun autre...

http://www.lasciencedesreves-lefilm.com/accueil.htm

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15 août 2006

LA TOURNEUSE DE PAGES de Denis Dercourt.

Vu ce 14 août 2006. Intéressant. Hitchcock n'est pas très loin...

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13 juillet 2006

Comme a dit Zidane, "je m'esscuze"!

Je suis en retard, ici, de quelques mots sur:

VOLVER, raté.
X-MEN 3, vraiment épatant.
CARS, extraordinairement excellent!
C.R.A.Z.Y., une merveille, un chef d'oeuvre...

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DA VINCI CODE de Ron Howard. Un suppo et au lit.

Il est des films pour lesquels je ne perdrai guère plus de temps à la critique qu’au visionnage. J’ai lu le Da Vinci Code de Dan Brown l'an dernier et vu le Da Vinci Code de Ron Howard hier soir et je me déclare donc, par bulle papale personnelle, absout de toute critique constructive par dévouement excessif (marre de se flagéler, ça fait mal!).

L’intrigue du film, comme celle du livre, est inutilement alambiquée, incompréhensible pour le commun des mortels et bêtement complexe, le scénario, malgré ses distances dans l’adaptation, restant poussif et les dialogues se révélant d’une débilité incroyable par moments (« Robert… Que se passe-t-il ?! »). La mise en scène, notamment par ses choix de montages (alternés et parallèles, peu importe, puisqu’on s’en fout tant on s’y perd), est tout simplement digne des séries sagas de l’été les plus bas de gamme.

Audrey Tautou n’est jamais crédible et s’avère même parfois des plus exécrables (Ron Howard n’est visiblement pas Stephen Frears). Tom Hanks, limite besogneux, semble à peine heureux de gagner son argent, a priori plus préoccupé de travailler son futur rôle d’Ivan Mosjoukine dans le film historique que prépare Steven Spielberg sur la découverte de l’effet Koulechov (ne cherchez pas, c’est une intox, juste pour crâner en signifiant que l’acteur incarnant Robert Langdon a l’air constipé et incapable d’émotion d’un bout à l’autre du film). Jean Réno est merveilleusement inconsistant et, mis à part Etienne Chicot, méconnaissable et présent, seuls les acteurs incarnant des méchants paraissent avoir pris quelque plaisir à jouer.

Tout cela est fort dommage, quand même, car plus ici encore que dans le livre -ne serait-ce que par le choix d’une résolution amputée d’une moitié- le film fait fort peu cas de la place sensément retrouvée par la femme dans l’histoire de l’humanité, et Ron Howard passe à des milliers d’années lumière de ce qui aurait pu devenir un conte philosophique en choisissant l’option téléfilm bâclé. Mais, comme film de mecs, on a fait mieux, surtout dans le rythme !

Car il faut voir, pour le croire : « Monna Lisa » écrit avec deux « n », dans l’ascenseur du Musée du Louvres dont on se demande pourquoi il a été réquisitionné pour si peu, ou Sophie Neveu regardant, par le hublot du jet en train d’atterrir dans lequel elle se trouve, les voitures de police passer en contrebas à la même vitesse que l’avion (soit ce dernier se crashe, soient les voitures sont boostées façon Fast & Furious !). Et les fou rires ne manquent pas de gagner au fur et à mesure que l’on entend les policiers français parler, en live ou dans leurs talkie- walkies, affublés qu’ils sont tous d’une tension artérielle n’excédant pas deux…

Ce ne sont pas non plus les propositions graphiques aguicheuses des trop nombreux flash back, immensément stupides, racoleurs ou pitoyables, qui relèvent le niveau, dont l’apothéose est atteinte, en négatif et à la manière d’un M.Night Shamalayan se croyant obligé de prendre son spectateur de base pour un crétin, lorsque deux plans aux couleurs délavées nous montrent comment faire pour s’extraire vite fait d’un avion en roulage pour sauter dans un coffre de voiture. Vu la vitesse d’avancement de l’intrigue, tout spectateur avait largement le temps d’y réfléchir, merci quand même.

Miracles annulés au dernier moment, quelques partis pris dans l’image sont pourtant par instants joliment réussis, telle la visualisation de la résolution d’anagrammes, plutôt jolie.

Mais si peu ne fait pas un film et, à l’arrivée, il convient de constater avec dépit que sur ce coup-ci, vraiment peu illuminé, Ron Howard a réalisé une adaptation aussi mauvaise que le livre dont elle s’inspire, et que ce par ailleurs bon réalisateur tient ici sa caméra aussi platement que Dan Brown manie ses mots sans mordant, le chien.

Fidèle, finalement.

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